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Wednesday, December 01, 2004
 
La France accepte La Marseillaise en arabe
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Une exception. Le président Jacques Chirac vient d’accepter officiellement l’interprétation, l’enregistrement et la diffusion d’une nouvelle version de La Marseillaise… en arabe. Comme pour faire oublier ce qui s’était passé au Stade de France lors du match «politisé» entre la France et l’Algérie, le 6 octobre 2001, lorsque La Marseillaise avait été sifflée et le stade de Saint-Denis envahi par les «supporters» des Verts. Cette initiative a été prise récemment par trois chanteuses d’origine algérienne Hayet, Amira et Malya, la fille du chanteur chaâbi H’ssissen, qui ont décidé de chanter en arabe l’hymne national français non sans l’arrangement judicieux de Karim Albert Kook qui a couplé les premières notes de Qassamen à La Marseillaise. Cette nouvelle version (qui est loin d’être une parodie) connaîtra, à coup sûr, nombre de commentaires à sa sortie. En effet, tout le monde garde en mémoire, ici et là, l’incident de Saint-Denis qui avait provoqué, rappelons-le, une onde de choc des deux côtés de la Méditerranée. On nous a confié sous le sceau du secret que cette «création originale» a été expressément autorisée par la plus haute autorité de l’Etat français, en l’occurrence le président Jacques Chirac en personne. Du côté français, on nous avoue que c’est là une preuve supplémentaire qu’à travers La Marseillaise, la révolution française reste avant tout un symbole universel. Il y a lieu de préciser qu’aujourd’hui, liberté, égalité et fraternité sont autant de valeurs qui restent à conquérir sans cesse partout dans le monde. Comme chacun sait, l’hymne français qui appelle à lutter contre la tyrannie évoque un «sang impur» qui, par définition, n’existe pas. Ces paroles, considérées, a priori, comme désuètes, ont subi, à cette occasion, un léger «lifting» : «un adoucissement qui a été rendu possible grâce à la richesse de la langue arabe», apprend-on par ailleurs. Enfin, pour les «puristes» ou disons plus simplement les conservateurs, l’hymne national est immuable et devrait pouvoir ainsi transcender le temps. Cela dit, si La Marseillaise relate aussi l’histoire d’un peuple qui a su gagner sa liberté, l’hymne national algérien Qassamen continue à nous rappeler que le fondement de la révolution algérienne reste un défi lancé… à la France coloniale.

22-11-2004
A. Abdelghafour

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