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Thursday, May 12, 2005
 
Irak: L'otage japonais Saito a servi la Légion étrangère française durant 21 ans avec honneur et fidélité


PARIS - L'agent de sécurité japonais, Akihiko Saito, qui aurait été pris en otage dimanche en Irak, a servi la légion étrangère en France durant 21 ans, de juin 1983 à décembre 2004, et a quitté ses rangs avec le grade d'adjudant, selon le ministère français de la Défense.

"M. Saito, dont on ignore la situation aujourd'hui en Irak sauf qu'il est manifestement menacé en tant qu'otage, a terminé sa carrière dans la légion comme adjudant", a déclaré lors du point de presse hebdomadaire Jean-François Bureau, porte-parole du ministère.

Le sort du Japonais, 44 ans, employé de la firme de sécurité britannique Hart, est toujours inconnu, a indiqué jeudi le gouvernement nippon, sans confirmer les informations selon lesquelles cet otage serait mort de ses blessures.

"Il a servi avec honneur et fidélité pendant 21 ans, il a quitté la Légion au début de cette année de façon volontaire, avec un certificat de bonne conduite pour la qualité de ses services. Pour autant, il n'avait pas souhaité acquérir la nationalité française", a précisé M. Bureau.

"Depuis, nous n'avons pas d'informations le concernant, même si une partie de sa famille a choisi de résider dans le sud de la France, dans la région de Marseille", a ajouté le porte-parole.

Selon la Dicod (service d'information du ministère), M. Saito a servi "dans plusieurs régiments de la Légion, tant en métropole qu'outremer". Son parcours l'a amené à tenir "diverses fonctions d'encadrement", notamment au 2è REP (régiment étranger de parachutistes) où il a commencé sa carrière et est devenu sous-officier en 1987.

Akihiko Saito a également servi au 3è REI (régiment étranger d'infanterie) en Guyane, au 6è Régiment étranger de Génie, ainsi qu'au 4è RE (régiment d'instruction de la Légion). "Très bien noté de ses supérieurs, il a terminé sa carrière au 1er RE à un poste de sous-officier administratif", a souligné la Dicod, précisant que la légion "l'a vu partir avec regret".

De même source, on a indiqué que M. Saito "a préféré suivre sa voie, sans faire appel aux services du bureau de reconversion" et que "depuis son départ en janvier 2005, l'ex-adjudant Saito n'a pas repris contact avec la Légion".

"La Légion n'a ni la vocation, ni les moyens de garder des contacts avec ses anciens. C'est la raison pour laquelle elle ne disposait d'aucune information officielle quant à la présence de Akihiro Saito en Irak ou ailleurs" avant les informations de presse de dimanche, a-t-on ajouté.

Un groupé lié à l'organisation al-Qaïda, Ansar al-Sunna, a revendiqué la capture de l'ex-soldat japonais, après l'attaque d'un convoi civil près de la ville insurgée de Ramadi (ouest de Bagdad) qui a tué au moins dix personnes.

Saito, originaire de Tokyo, a servi dans l'armée de terre japonaise pendant deux ans jusqu'en 1981, notamment comme parachutiste, avant de passer plus de 20 ans dans la Légion étrangère.

Il n'avait pas de liens connus avec le contingent japonais en Irak.

Environ 600 soldats japonais sont stationnés dans la ville relativement tranquille de Samawa, dans le sud de l'Irak, où ils sont affectés à une mission de reconstruction. C'est la première fois depuis 1945 que le Japon envoie des troupes sur un théâtre de guerre.

(©AFP / 12 mai 2005 17h32)
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