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Friday, May 13, 2005
 
Le centre Wiesenthal demande l'interdition de l'UOIF à une conférence OSCE
PARIS, 13 mai 2005 (AFP)

Le centre américain Simon Wiesenthal a réclamé vendredi que l'OSCE interdise à l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) de participer à la conférence sur l'antisémitisme prévue début juin à Cordoue (Espagne).

"Le Centre Simon Wiesenthal a appris que l'UOIF doit participer à la conférence de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) sur l'antisémitisme et les autres formes d'intolérance qui doit se tenir à Courdoue les 8 et 9 juin", selon un communiqué de l'organisation juive américaine. "Ouvrir la conférence de Cordoue à des agents de l'antisémitisme serait une parodie".

Le secrétaire général de l'UOIF Fouad Alaoui a déclaré à l'AFP que le président de l'organisation, Lhaj Thami Breze, se rendrait à cette conférence. L'UOIF, généralement située dans la mouvance des Frères musulmans, est l'une des principales fédérations de mosquées en France au sein du Conseil français du culte musulman.

Le Centre Wiesenthal a écrit au président en exercice de l'OSCE, le Slovène Dimitrij Rupel, ainsi qu'aux ministres des Affaires étrangères français et espagnol pour demander que "l'OSCE interdise l'UOIF et s'assure qu'un examen approfondi permette d'exclure une organisation qui prêche la haine et la violence".

L'organisation demande également l'interdiction de l'UOIF au séminaire des organisations non gouvernementales (ONG) prévu le 7 juin à Séville avant la conférence.

Pour le Centre, l'UOIF constitue "la véritable antithèse du profil des ONG anti-racistes qui doivent participer à cette conférence" car sur son site internet elle "soutient le Jihad, la violence en Irak et généralement la haine des Juifs".

Le Centre l'accuse également d'avoir encouragé en mars, à sa rencontre annuelle du Bourget, les dons au Hamas, "organisation qui figure sur les listes noires terroristes de l'Union européenne et des Etats-Unis".

Le Centre assure également que l'UOIF n'est plus membre du CFCM "en raison de ses positions radicales".

L'UOIF doit décider samedi de la reprise de sa participation au bureau exécutif du Conseil français du culte musulman, qu'elle a gelé, tandis que M. Alaoui démissionnait de son poste de vice-président, pour protester contre une décision qu'elle jugeait précipitée et soumise à pressions gouvernementales à propos de la nomination d'un aumônier national pour les prisons en France.
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