FFF
Friday, June 03, 2005
 
Sarkozy veut "débarrasser la France des voyous"


PERPIGNAN (AFP)03/06/2005 à 17:29
Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a expliqué vendredi être revenu place Beauvau pour "débarrasser la France des voyous", lors d'une visite à Perpignan après les émeutes ayant secoué la ville la semaine dernière.
"Je suis là pour faire un travail, et mon travail, c'est de débarrasser la France des voyous, je ne vais pas me gêner", a-t-il dit, plaidant pour la "tolérance zéro" à l'occasion de son premier déplacement depuis sa nomination jeudi.
Si le sénateur-maire UMP de Perpignan, Jean-Paul Alduy, s'était plaint de s'être senti "abandonné" par le ministère de l'Intérieur, "ce sentiment n'a plus cours aujourd'hui", l'a rassuré M. Sarkozy.
Le ministre s'exprimait lors d'une rencontre avec les commerçants de la rue Foch où ont eu lieu des émeutes après le décès de Mohammed Bey-Bachir, 28 ans, battu à mort le 22 mai par un groupe de gitans, et celui de Driss Ghaib, 43 ans, tué par balles par un inconnu une semaine plus tard.
"L'Etat ne tolèrera plus aucune violence", a poursuivi le ministre. "Ce sera directement la case prison (...) si ça recommence la réaction sera très dure quels que soient les responsables", a insisté M. Sarkorzy lors d'un point de presse à la préfecture.
Il venait d'y recevoir les familles des victimes ainsi que les représentants des communautés gitane et maghrébine
Aux commerçants du quartier Saint Mathieu, auxquels il a rendu visite - dans la partie basse de la ville - il a également promis que l'Etat allait "prendre ses responsabilités. Les commerçants seront indemnisés au titre des conséquences d'un attroupement non maîtrisé, c'est la meilleure formule", a-t-il assuré.
Lors des affrontements, une cinquantaine de voitures avaient été incendiées et de nombreuses vitrines saccagées. 37 personnes avaient été interpellées et 9 blessées par armes à feu et armes blanches, tandis que 8 pompiers et policiers avaient été légèrement touchés.
Nicolas Sarkozy, souvent accueilli par des applaudissements, a néanmoins essuyé quelques sifflets et huées en passant sous les fenêtres de l'école des Beaux-arts de Perpignan.
D'autres l'ont aussi accusé de "clientélisme" lorsqu'il a annoncé qu'il reviendrait à Perpignan "en septembre prochain, pour voir où on en est. Il faudra alors me rendre des comptes sur ce qui aura été fait", a-t-il dit.
En attendant, "trente fonctionnaires supplémentaires de police seront affectés de façon pérenne au commissariat de Perpignan", a-t-il annoncé, et "les forces mobiles (NDLR: quelque 600 hommes, CRS et gendarmes, déployés en renfort depuis dimanche) seront maintenues jusqu'à ce que le calme revienne".
Le ministre a ajouté que "des actions préventives de désarmement, par des contrôles volants, des perquisitions et des actions systématiques" allaient être conduites par la police.
Il a salué le "travail remarquable" de la police et de la gendarmerie, soulignant qu'alors qu'elles étaient "assiégées avec une brutalité inégalée, il n'y a pas eu de débordements de leur part".
Enfin, il a remercié les "président du Tribunal de grande instance et le procureur de la République de Perpignan" qui, face à ces "comportements de sauvages", ont su apporter, selon lui, "une réponse judiciaire rapide, efficace, équilibrée".

© 2005 AFP.
Comments: Post a Comment

<< Home

Powered by Blogger