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Wednesday, June 08, 2005
 
L'Algérien Rachid Ramda extradé vers la France: en 1995 une vague d'attentats islamistes faisait 8 morts en France
PARIS, 8 juin 2005 (AFP) © 2005 AFP
La vague d'attentats islamistes commis en France en 1995, pour laquelle le ministre britannique de l'Intérieur a ordonné l'extradition de l'Algérien Rachid Ramda, avait fait huit morts et près de 200 blessés.

Par ces actes terroristes, le Groupe islamique armé (GIA) voulait internationaliser la crise algérienne, ouverte en 1992 entre le pouvoir en place à Alger et les islamistes. Le GIA reprochait à la France son soutien au pouvoir algérien et voulait jeter le trouble entre les deux gouvernements.

Le 25 juillet explosait à Paris la première de cinq bombes qui, jusqu'au mois d'octobre suivant, allaient terroriser la capitale. Huit personnes sont tuées et 119 autres blessées au RER Saint-Michel par la mise à feu d'une bouteille de gaz bourrée de boulons.

Le 17 août, l'explosion d'une bombe semblable, placée dans une poubelle, blesse 17 personnes avenue Frieland, près de la place de l'Etoile. Le 3 septembre, quatre femmes sont blessées à leur tour sur un marché du boulevard Richard Lenoir, par l'explosion d'une bombe cachée dans un autocuiseur.

Le 6 octobre, nouvelle explosion devant la station Maison Blanche: 16 blessés sont relevés. Puis le 17, une rame du RER C est perforée par une bombe entre les stations Musée d'Orsay et Saint-Michel. Une trentaine de blessés sont décomptés.

Dans l'intervalle, les terroristes ont piégé une voiture, qui saute devant une école juive de Villeurbanne (Rhône). L'attentat, qui a lieu à peine dix minutes avant la sortie des élèves, blesse 14 personnes. Deux autres bombes déposées n'explosent pas: un engin explosif est retrouvé le 26 août sur la ligne TGV Lyon-Paris, un autre le 4 septembre près d'un marché du 15e arrondissement parisien.

Alors que les attentats se succèdent, une chasse à l'homme est organisée par les forces de l'ordre pour retrouver Khaled Kelkal, suspect n°1 après que ses empreintes digitales ont été retrouvées sur la bombe du TGV. Le fugitif est tué le 29 septembre près de Lyon par des gendarmes sur lesquels il venait de tirer.

Une opération de police menée à Paris, Lyon et Lille les 1er et 2 novembre permet d'arrêter les auteurs des principaux attentats, Boualem Bensaïd et Smaïn Aït Ali Belkacem. La vague de terreur s'interrompt.
Londres accepte d'extrader en France l'islamiste Rachid Ramda
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Wed June 8, 2005 4:48 PM CEST
LONDRES/PARIS (Reuters) -
Le gouvernement britannique a ordonné l'extradition de l'Algérien Rachid Ramda, détenu depuis près de dix ans au Royaume-Uni et considéré comme l'un des principaux organisateurs des attentats islamistes de 1995 en France, annonce le ministère de l'Intérieur britannique.

Le gouvernement de Londres a pris cette décision en avril, mais ne l'a pas rendue publique. Rachid Ramda, 35 ans, qui est sous le coup de deux mandats d'arrêt français, peut intenter un dernier recours devant la Haute Cour britannique pour éviter l'extradition.

Rachid Ramda est considéré par la justice française comme le financier des attentats à la bombe revendiqués par le Groupe islamique armé (GIA) algérien qui ont fait dix morts et 250 blessés entre juillet et novembre 1995. Il a été arrêté en Grande-Bretagne en novembre 1995.

Le 27 juin 2002, à l'issue d'une première procédure, un tribunal londonien avait refusé de livrer le suspect à Paris, estimant qu'il risquait d'y être victime de brutalités policières, ce qui avait soulevé un tollé en France.

La procédure a ensuite repris à son point de départ, ce qui a abouti à la décision du ministère de l'Intérieur.

Le dossier Ramda contient de nombreux éléments à charge. Les polices française et britannique ont établi qu'il a expédié, par le biais de la Western Union, une somme de 5.000 livres (38.000 francs) à Boualem Bensaïd, l'un des responsables de la campagne d'attentats, le 16 octobre 1995, à la veille de l'explosion de la station RER Musée d'Orsay (26 blessés).

En outre, la police a saisi à son domicile londonien des ordres écrits du GIA sur la campagne d'attentats, ainsi que des documents de l'organisation et le texte d'un ultimatum envoyé le 27 août 1995 par le GIA au président Jacques Chirac.

Les investigations ont enfin établi qu'il était en rapport téléphonique constant avec Boualem Bensaïd et Ali Touchent, les deux principaux responsables des opérations à Paris.

DEUX MANDATS D'ARRET

La France a délivré deux mandats d'arrêts contre Rachid Ramda, l'un pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", l'autre pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste", dans l'enquête sur l'attentat dans le RER Saint-Michel, le plus meurtrier, qui a fait huit morts et 150 blessés le 25 juillet 1995.

La longueur inhabituelle de la procédure avait soulevé des soupçons en France. L'hebdomadaire Le Nouvel Observateur avait même affirmé en 2002 que Rachid Ramda avait été "retourné" par les services secrets britanniques et bénéficiait d'une protection, en échange des informations qu'il avait fournies.

Rachid Ramda aurait en effet été en contact avec la mouvance islamiste internationale pour obtenir des financements pour le GIA et notamment avec Oussama ben Laden.

Un porte-parole de l'ambassade de Grande-Bretagne à Paris avait qualifié en 2002 ces allégations de "ridicules".

Dans le principal procès des responsables des attentats tenu en France, la cour d'assises spéciale de Paris a condamné en 2003 Boualem Bensaïd, 36 ans, à la réclusion à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans, notamment pour l'attentat du RER Saint-Michel.

En 2001, il avait déjà été condamné à trente ans de réclusion criminelle pour une tentative d'attentat contre un TGV Lyon-Paris le 26 août 1995.

Un autre militant du GIA, Smaïn Aït Ali Belkacem, a aussi été condamné à perpétuité à Paris en 2002 pour l'attentat du RER à la station Musée-d'Orsay (26 blessés le 17 octobre 1995).

Ali Touchent, autre chef présumé de la campagne d'attentats , n'a jamais été arrêté par la police française et Alger a annoncé ultérieurement qu'il avait été tué en Algérie en 1997.

Un autre auteur des attentats, Khaled Kelkal - dont les empreintes retrouvées sur l'engin explosif resté intact sur la voie du TGV Paris-Lyon avaient permis de remonter au reste du groupe - a été tué par la police française dans une fusillade près de Lyon en septembre 1995.
Tuesday, June 07, 2005
 
L'ancien président de SOS-Racisme arrêté dans une enquête sur un trafic de stupéfiants

Fodé Sylla
L'ex-président de SOS-Racisme était en garde à vue hier soir
Fodé Sylla interpellé dans une enquête sur un trafic de drogue

Christophe Cornevin
Le Figaro [08 juin 2005]

Après s'être illustré sur le terrain associatif en se voulant le chantre des banlieues défavorisées, puis avoir mené un temps une croisade politique sous la bannière communiste, Fodé Sylla revient à 42 ans sur le devant de la scène à la rubrique des faits divers. L'ancien président de SOS-Racisme – de 1993 à 1999 – et ex-député européen sur la liste Bouge l'Europe de Robert Hue jusqu'en 2004 vient en effet d'être placé en garde à vue dans les locaux de la deuxième division de police judiciaire (DPJ), pour son implication présumée dans un trafic de stupéfiants. Une affaire de poudre qui pourrait écorner l'image militante de ce fils de policier sénégalais, débarqué en France dans les années 70.

Depuis de longs mois, les fonctionnaires parisiens enquêtaient dans la plus grande discrétion sur un trafic de drogues dures, essentiellement de la cocaïne et de l'héroïne, entre l'Italie et la France. A la faveur de surveillances et de filatures, ils avaient interpellé en juillet dernier un revendeur parisien de «crack», puissant dérivé de la cocaïne. Le témoignage de ce dernier avait permis de préciser les contours de la filière et d'identifier l'un des fournisseurs présumés, interpellé hier matin à son domicile de Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où une somme d'argent pouvant provenir du trafic a été retrouvée en perquisition.

Grâce à divers recoupements, les policiers de la deuxième DPJ, agissant sur commission rogatoire du juge parisien Thomas Cassuto, ont appréhendé l'un des «passeurs» à son domicile de Bagnolet, où plusieurs sachets d'héroïne ont été confisqués.

Dans le même temps, Fodé Sylla, présenté comme «client potentiel» du réseau, a été interpellé à son domicile de Montreuil. Sur place, des sachets vides présentant des résidus de cocaïne, une paille pouvant servir à sniffer de la poudre ainsi qu'une cuillère noircie susceptible d'avoir servi à chauffer les préparations de stupéfiants ont été récupérés et placés sous scellés.

De source proche du dossier, on indique que Fodé Sylla n'aurait pas nié, aux premières heures de son audition, être consommateur. Aurait-il en outre dépanné, moyennant finance, certaines de ses connaissances ? C'est ce que tentaient d'établir les policiers menant sa garde à vue, qui peut en théorie durer 96 heures, comme le prévoit la loi en matière de lutte contre les stupéfiants. Dans la soirée d'hier, pas moins de huit personnes avaient déjà été entendues par les policiers dans le cadre de cette affaire.

Figure de proue du mouvement antighetto des années 90, Fodé Sylla a participé en qualité d'observateur à l'élection présidentielle au Togo en 2003. Abandonnant le terrain des banlieues sensibles, il fait partie depuis septembre 2004 des quarante «personnalités quali- fiées» nommées au Conseil économique et social (CES).

L'ancien chef de file des «potes» avait déjà été épinglé en 2003 par un rapport de la Cour des comptes : après avoir quitté ses fonctions, il avait conservé une voiture Seat de l'association SOS-Racisme et n'avait pas remboursé les 60 000 francs qui lui avaient été prêtés à son départ.





AP | 07.06.05 | 13:13
PARIS (AP) -- L'ancien président de SOS-Racisme, Fodé Sylla, a été arrêté mardi matin à son domicile parisien dans le cadre d'une enquête sur un trafic de stupéfiants et placé en garde à vue, a-t-on appris de sources policières.
Deux autres personnes ont également été interpellées dans le cadre de ce dossier, mais il n'est pas établi si des drogues ont été saisies. Leur garde à vue peut durer jusqu'à 96 heures.
Ancien président de SOS-Racisme (1993-1999), Fodé Sylla a également été député européen jusqu'en 2004. En septembre dernier, il a été nommé au Conseil économique et social (CES). AP
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Interpellation de l'ex-président de SOS Racisme dans une affaire de drogue

PARIS - Un ancien député européen français, Fodé Sylla, ancien président de l'association SOS Racisme, a été interpellé mardi matin à son domicile en banlieue parisienne dans le cadre d'une affaire de drogue, a-t-on appris de source policière.

Des galettes de crack, puissant dérivé de la cocaïne, ont été découvertes dans la cadre de cette enquête mais, contrairement à de premières informations, elles n'ont pas été retrouvées au domicile de Fodé Sylla dans la banlieue parisienne, a indiqué la police.

Les policiers tentent de cerner le rôle de M. Sylla dans un trafic de drogue, où il apparaît en l'état des investigations "comme usager", a-t-on ajouté de même source.

Né le 23 janvier à Thiès (Sénégal), Fodé Sylla avait été élu au Parlement européen, où il a siégé de 1999 à 2004, sur la liste de Robert Hue (parti communiste) et avait présidé SOS Racisme de 1993 à 1999.

D'origine sénégalaise, Fodé Sylla est président depuis 1993 de la Fédération internationale de SOS Racisme.

(©AFP / 07 juin 2005 12h28)
Sunday, June 05, 2005
 

Azouz Begag, nommé ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances
 
France: Des brigades musulmanes pour contrôler la police ?
par CMT le 04/06/2005 @ 17:35

Des «brigades antidiscrimination», voilà donc la première proposition d'Azouz Begag, le nouveau ministre de la discrimination positive, en plus de vouloir recruter des «minorités visibles» dans la police... cela n'est pas sans rappeler comment à Anvers des "brigades musulmanes" chargées de "vérifier" que la police belge ne commettait pas d'acte discriminatoire vis à vis des musulmans, avait mis la ville à feu et à sang pendant plusieurs jours, il y a quelques années, causant finalement la mort d'un retraité et d'un "jeune" après une semaine d'émeutes... les brigades furent finalement interdites, mais voilà qu'en France on aime bien les idées qui n'ont pas marché ailleurs, comme la discrimination positive par exemple, qui est très contestée aux Etats Unis devant tant son échec à promouvoir socialement les minorités, que son effet pervers à engendrer une logique communautariste dont l'issue fut radicale en 1991 où une partie de Los Angeles s'enflamma pendant plusieurs jours, causant la mort de plus d'une trentaine de victimes lynchées par les "discriminés positifs" des quarties est de la deuxième ville Américaine...

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